Principes et pratiques de l’éducation sociétaire : les leçons de deux phalanstérions français
Soucieux de passer de l’esquisse de papier à la réalisation matérielle, Charles Fourier et l’école sociétaire ont réfléchi dès la première moitié du XIXe siècle aux conditions permettant de donner vie aux phalanstères. Une voie possible, pensaient-ils, est celle des phalanstérions, colonies sociétai...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
2016
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| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Soucieux de passer de l’esquisse de papier à la réalisation matérielle, Charles Fourier et l’école sociétaire ont réfléchi dès la première moitié du XIXe siècle aux conditions permettant de donner vie aux phalanstères. Une voie possible, pensaient-ils, est celle des phalanstérions, colonies sociétaires de taille modeste. En 1867, Just Muiron constate pourtant que le bilan est plutôt maigre. Seules deux expérimentations retiennent alors son attention : la Maison Rurale de Ry et le Familistère de Guise. Si les modalités de fonctionnement de ces deux phalanstérions diffèrent largement, plusieurs points communs éclairent les conditions de leur plus grande réussite du point de vue de l’utopie éducative : action décisive de notables bourgeois gagnés aux idées fouriéristes, mais tenus en même temps aux marges de l’école sociétaire ; implantation dans des bourgs ruraux perméables au changement social ; expérimentation, sous l’égide d’adultes qualifiés, d’une pédagogie qui, par l’expérience du travail notamment, donne la part belle aux apprentissages concrets. |
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