Italie 1914 : guerre et utopie
La charge utopique de la Première Guerre mondiale est pensée en termes soit d’accouchement dans la violence d’une société autre, soit d’émergence d’une conscience de classe ouvrière et paysanne, préalable à une issue socialiste révolutionnaire. En Italie, le long débat qui précède l’entrée en guerre...
Tallennettuna:
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
2016
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | La charge utopique de la Première Guerre mondiale est pensée en termes soit d’accouchement dans la violence d’une société autre, soit d’émergence d’une conscience de classe ouvrière et paysanne, préalable à une issue socialiste révolutionnaire. En Italie, le long débat qui précède l’entrée en guerre en mai 1915 permet l’expression de diverses positions explicitant les espoirs et les moyens à mettre en œuvre pour rompre avec un monde insatisfaisant. Il offre un éclairage pertinent sur l’utopie et l’autoéducation diffuse, en rapport avec les conjonctures et les engagements militants. Les représentations les plus diverses des potentialités politiques, sociales, culturelles ouvertes par la guerre ont le temps de s’élaborer, de se cristalliser, de se diffuser et de propager une image fantasmée de la participation au conflit. Les dix mois de non-intervention sont le moment unique et rêvé de la recherche des moyens devant conduire à la subversion de l’ordre du monde. L’article décrit d’abord les représentations de la guerre comme médium utopique de la jeunesse étudiante et/ou militante. Il étudie ensuite les tensions internes au parti socialiste, en cernant les différences de position entre Gramsci et Mussolini. Il conclut en évoquant l’après-guerre : si les années rouges témoignent du renforcement durant le conflit des espoirs d’émancipation sociale et politique, le fascisme les enterre. |
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