Politique d'évaluation externe et recomposition des professionnalités dans l'enseignement primaire : un cas de responsabilisation (accountability) douce
En Belgique francophone, une politique d’évaluation externe des acquis des élèves se développe depuis une quinzaine d’années, reposant sur une logique particulière de responsabilisation, “douce” ou “réflexive” (Mons & Dupriez 2011) qui vise, à partir des résultats produits par les évaluation...
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| Autors principals: | , , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2014
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | En Belgique francophone, une politique d’évaluation externe des acquis des élèves se développe depuis une quinzaine d’années, reposant sur une logique particulière de responsabilisation, “douce” ou “réflexive” (Mons & Dupriez 2011) qui vise, à partir des résultats produits par les évaluations, à responsabiliser les acteurs scolaires et les inciter à une pratique réflexive censée être source d’amélioration de leurs pratiques. Cet article, à partir d’une enquête qualitative par entretiens, interroge les effets de cette politique sur la professionnalité des enseignants et des directeurs d’école de l’enseignement primaire. Ces effets sont assez importants, en particulier sur les conceptions de soi comme professionnels et sur les relations au travail, de manière variable cependant selon les situations et les personnes. La mise en œuvre des évaluations externes s’accompagne d’une adhésion relative des enseignants et directeurs d’école à la logique d’une responsabilisation (individuelle et collective) associée à une démarche réflexive, qui modifie leur rapport à l’autonomie professionnelle et à autrui. Elle va de pair avec le développement d’un sentiment ambivalent d’autonomie recadrée et d’une vision plus collective du travail éducatif qui tend à recomposer les relations entre pairs et entre enseignants et directeurs. |
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