Réflexions sur le rôle de la Direction de l'évaluation et de la prospective (DEP) en France

RésuméLongtemps acteur au sein de la DEP, une direction du ministère de l’Éducation nationale français, l’auteur revient sur son expérience d’“évaluateur officiel”. Il envisage l’évolution des rapports entre le gouvernement, en charge de la politique nationale d’éducation, et les fonctionnaires “sta...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Émin, Jean-Claude
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2012
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:RésuméLongtemps acteur au sein de la DEP, une direction du ministère de l’Éducation nationale français, l’auteur revient sur son expérience d’“évaluateur officiel”. Il envisage l’évolution des rapports entre le gouvernement, en charge de la politique nationale d’éducation, et les fonctionnaires “statisticiens et évaluateurs d’État” alors même que la demande d’évaluation de l’action éducative des responsables politiques et des acteurs du système éducatif était faible. Il revient sur la régulation de la politique éducative à travers les procédures d’évaluation et de recherche et s’interroge sur la pertinence et surtout la légitimité, souvent contestée, de dispositifs réalisés par une direction d’administration centrale insérée dans l’appareil d’État. Deux visions s’opposent. Celle d’une direction jouant un rôle majeur en organisant, au titre du pouvoir d’État, la commande d’une part des travaux en évaluation éducative les orientant plus vers l’expertise que la recherche. Celle d’une politique d’évaluation éducative résultant d’une concurrence entre évaluateurs aux méthodes variées où la DEP n’a pas de rôle décisif. Pour l’auteur, les deux thèses ne sont pas antinomiques, tout dépend de la période envisagée. La question politique de l’implantation externe ou interne au ministère divise toujours mais les impératifs sont constants pour une telle instance : programme de travail public et discuté, liberté de publication et de diffusion, accès au système d’information du ministère, être opérateur des enquêtes et évaluations internationales et avoir les moyens d’organiser synthèse et cumulativité des travaux sur l’éducation.