Égalité, reconnaissance et éducation religieuse conservatrice
RésuméL’auteur analyse, dans la société laïque des États-Unis, l’utilisation par les conservateurs religieux du langage de la reconnaissance et de la redistribution pour porter des exigences de justice sociale auprès de l’État. À propos de la scolarisation à domicile, il montre que si la religion ac...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2011
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | RésuméL’auteur analyse, dans la société laïque des États-Unis, l’utilisation par les conservateurs religieux du langage de la reconnaissance et de la redistribution pour porter des exigences de justice sociale auprès de l’État. À propos de la scolarisation à domicile, il montre que si la religion acquiert un statut égal à d’autres identités, la revendication de reconnaissance religieuse est identique à celles du handicap, du genre, de la race et/ou la sexualité.Si la scolarisation à domicile relève d’un choix privé, elle redéfinit la mère comme travailleur à domicile assurant l’éducation scolaire des enfants et contribue à reconstituer la sphère publique via la sphère privée. C’est une tentative d’inversion de l’ordre politique par la requalification en travail de relations affectives.Les populistes religieux reprennent, en éducation, des idéaux comme le progressisme et l’égalité à des fins non égalitaires. L’attaque simultanée contre l’État laïc et l’enseignement public est en congruence avec le dessein capitaliste de réduire l’État-providence et de laisser l’éducation au marché. Les idéaux féministes sont réinventés à travers la scolarisation à domicile, les conservateurs religieux récupérant le maternage comme un travail productif. Les ressources –matériel, guides, etc.– sont réalisées par des femmes pour un marché dominé par le commerce électronique et les éditeurs religieux. Le féminisme devra clairement “associer la critique féministe à la critique du capitalisme” (Fraser 2009) pour ne pas voir son discours détourné. |
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