“Le solde est positif”. Culture scolaire catholique et socialisation des élites féminines brésiliennes
Cet article s’intéresse à l’importance de la scolarisation des femmes dans la constitution des groupes élitaires. Il étudie le cas d’un établissement connu dans l’éducation des élites féminines au Brésil, de la fin du XIXe siècle aux années 1970. Synchronique et diachronique, menée par questionnair...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2005
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Cet article s’intéresse à l’importance de la scolarisation des femmes dans la constitution
des groupes élitaires. Il étudie le cas d’un établissement connu dans l’éducation des
élites féminines au Brésil, de la fin du XIXe siècle aux années 1970. Synchronique et diachronique,
menée par questionnaire et entretiens auprès de la promotion 1949-1961,
l’étude montre comment le modèle de socialisation scolaire du collège Notre-Dame de
Sion à Rio a favorisé l’intégration de leur rôle par les jeunes filles dans une conjoncture
de changement social. La plupart des anciennes élèves considère que “le solde est positif”
et l’analyse de ce sentiment dégage des références à une culture scolaire catholique liant
la qualité académique, la modernité des langues vivantes et des pratiques disciplinaires,
religieuses et morales du mode de socialisation d’élèves déjà sélectionnées par le capital
social et la conduite familiale. Pour autant, la seule composante qui fasse l’unanimité est
la formation intellectuelle. L’ordre, la discipline, le sens de l’organisation, la ponctualité,
la politesse, qualités issues d’une socialisation fondée sur l’observance du détail et le contrôle
de soi, ont été acquises dans la douleur, la tension, la contrainte inhérentes à la discipline
du corps et des instincts propres à une éducation bourgeoise. Le souvenir de cette
douleur empêche les élèves de faire la part des choses, de reconnaître les apports de la culture
scolaire catholique. Sa mémoire parfois vive les fait s’inventer des enfances mythiques
ou oublier le passé dont elles ne peuvent reconnaître les apports qu’à l’âge mûr.
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