École républicaine et processus d'intégration

École républicaine et processus d’intégration Rappelant les incertitudes que la laïcité affronte aujourd’hui, à l’école et ailleurs, l’auteur souligne la raréfaction des référentiels et des projets à long terme, la décomposition d’un système d’action séculaire où l’intégration ne peut plus être...

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التفاصيل البيبلوغرافية
المؤلف الرئيسي: Ferréol, Gilles
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: 2003
الوصول للمادة أونلاين:Accès Université d'Orléans et IFPM
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الوصف
الملخص:École républicaine et processus d’intégration Rappelant les incertitudes que la laïcité affronte aujourd’hui, à l’école et ailleurs, l’auteur souligne la raréfaction des référentiels et des projets à long terme, la décomposition d’un système d’action séculaire où l’intégration ne peut plus être conçue comme une voie moyenne entre assimilation et insertion mais comme un processus incessant d’interactions, de négociations et de redéfinitions. Dialectique qui requiert un dialogue permanent entre les cultures, qui ne peut manquer d’être conflictuel mais où chacun doit s’engager en étant conscient qu’il a à apprendre de l’Autre. L’auteur discute ensuite la pertinence de notions-clés (relativisme, contrat, principe d’universalité), explicite certaines orientations (approche contractualiste, philosophie de l’interlocution, éthique de la discussion) et montre la place de l’enseignant qui se proportionne aux aptitudes, aux sentiments et aux aspirations de ses élèves. Ce n’est pas la multiplicité des interventions qui garantit la crédibilité ou l’efficacité mais la disponibilité et la qualité de l’encadrement, la clarté des règles du jeu et une volonté constante d’explicitation et de cohérence, de concertation et de responsabilisation. Une série de tensions (pilotage et participation, unité et autonomie, ouverture et recentrage, tradition et modernité) tiraille le système scolaire. Si certains plaident en faveur d’une rationalisation des dépenses et d’un redéploiement des moyens, d’autres placent leur espoir dans une thérapie sociopolitique ou accordent le primat au puérocentrisme. Face à ces dérives, la devise des Lumières, Sapere aude, mérite plus que jamais d’être mise en exergue.