Le corps, déchet du discours capitaliste : de son autodéfinition à sa perception comme carcasse

Si c’est bien par le corps qu’un sujet s’insère dans un discours, alors la question de son statut dans le discours capitaliste mérite d’être posée de nouveau. Or, la novation – notamment l’inversion des places entre S1 et $, et la diagonale centrale entre a et $ – permet non seulement son fonctionn...

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Bibliografische gegevens
Hoofdauteur: Trampon, Jonathan
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: 2020
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Omschrijving
Samenvatting:Si c’est bien par le corps qu’un sujet s’insère dans un discours, alors la question de son statut dans le discours capitaliste mérite d’être posée de nouveau. Or, la novation – notamment l’inversion des places entre S1 et $, et la diagonale centrale entre a et $ – permet non seulement son fonctionnement infernal, mais entraîne le corps dans deux mouvements distincts. Le premier, qui s’intègre dans une perspective que nous nommons axiologique, promeut l’autotélisme du sujet par son corps ; le second, selon une perspective dite dialectique, fusionne le sujet et son corps – corps réduit à sa dimension d’organisme muet où il n’est plus dit que le sujet a un corps, mais l’ est. Dialectique de l’être et non plus de l’avoir. Le sujet est ainsi à la fois l’autodéfinisseur de lui-même et le reste, le déchet inassimilable de cette définition. Ce n’est qu’en tant que tel que le corps du prolétaire est « détaill[é] pour l’échange » (Lacan, 1968), ce qui n’est pas sans effet d’angoisse. Ainsi, le sujet vient soutenir et souffrir qu’au cœur du discours capitaliste ce n’est pas en-corps ça.