Quand prendre langue fait surgir l’objet regard…

La clinique analytique avec les Sourds instruit sur certaines dimensions de lalangue et de la voix passées le plus souvent sous silence, mais qui nous enseignent bien au-delà de ces seuls sujets. Elle atteste du surgissement d’un parlant hors le sonore et confirme l’existence de ces « autres voies q...

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Auteur principal: Meynard, André
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2020
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:La clinique analytique avec les Sourds instruit sur certaines dimensions de lalangue et de la voix passées le plus souvent sous silence, mais qui nous enseignent bien au-delà de ces seuls sujets. Elle atteste du surgissement d’un parlant hors le sonore et confirme l’existence de ces « autres voies que vocales pour recevoir le langage » qu’évoquait J. Lacan. Se révèle ici l’importance du gestuel, du visuel et du tactile pour l’efficace d’une telle « réception ». Certes, dans la dominante de notre texte culturel, de telles déclinaisons du littéral se trouvent encore fortement négligées. Que touchent donc de telles modalités langagières dans l’interlocution ? Que mettent-elles en tension ? Est-il en effet si simple de reconnaître ce que les Sourds nous révèlent à leur insu ? Ne devenons-nous pas « sourds et muets » par une telle rencontre ? À partir notamment de mes propres gênes et embarras dans les débuts d’un tel « prendre langue », je développerai comment – pour nous qui vocalisons – vient ici surgir l’objet regard. Comment ainsi, faisant tache dans le tableau, nous nous retrouvons soudain dans un déménagement pulsionnel bien inconfortable puisque nous voilà déplacés, déportés de nos repères langagiers coutumiers…