La mort dans la vie : du « maître absolu » à l’objet du désir. Un parcours avec Freud et Lacan
Inconnaissable, irreprésentable, impensable, couramment évoquée dans une idée falote entre le chiqué et l’hypocrisie, la mort traverse cependant notre vie d’être parlant et même lui donne sens, jusqu’au rendez-vous final. Nous parcourons ici une suite de rencontres, freudiennes et lacaniennes, dans...
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2019
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| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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cairn-ESS_043_0101ESSEssaim https://shs.cairn.info/revue-essaim-2019-2-page-101?lang=fr https://doi.org/10.3917/ess.043.0101 La mort dans la vie : du « maître absolu » à l’objet du désir. Un parcours avec Freud et Lacan Kœrner, Emmanuel2019 fre Essaim | 43 | 2 | 2019-09-23 | p. 101-113 | 1287-258X ESS_04375 Inconnaissable, irreprésentable, impensable, couramment évoquée dans une idée falote entre le chiqué et l’hypocrisie, la mort traverse cependant notre vie d’être parlant et même lui donne sens, jusqu’au rendez-vous final. Nous parcourons ici une suite de rencontres, freudiennes et lacaniennes, dans lesquelles la psychanalyse y ouvre accès : du « maître absolu » qui éteint toute parole à la Verwerfung originelle de ce réel et son rejeton la Verneinung, de la contingence du vécu à la seconde mort qui éternise, de la castration substitut d’une expérience impossible à la beauté comme accès direct, enfin de la douleur d’exister à la clé ultime : la perte absolue du deuil qui irradie dans toutes ces occurrences. Si le désir est « quelque chose qui apaise le sujet » et le protège de la détresse, son objet est lui-même supporté par le sacrifice préalable de la vie dans le deuil du phallus. Ainsi, chez l’être parlant, les fonctions de la vie et de la mort sont jointes dans une ambiguïté signifiante fondamentale. Unknowable, unrepresentable, unthinkable, often blandly spoken of, death however is very much part of our lives as speaking beings, giving life a meaning up to the final appointment. Here we look at a series of Freudian and Lacanian elaborations which give access: from the “absolute master” who quenches all speech to the original Verwerfung of this real and its offshoot, the Verneinung, from the contingency of the experience to the second death that never ends, from castration, substitute of an impossible experience, to beauty as direct access, finally from the pain of existing to the ultimate key: the absolute loss of grieving that radiates in all these occurrences. If desire is “something that appeases the subject” and protects him from distress, its object is itself supported by the preliminary sacrifice of life in mourning of the phallus. It is thus for the speaking being, that the functions of life and death are joined together in a fundamental signifying ambiguity.Cairn free access |
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Français |
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Inconnaissable, irreprésentable, impensable, couramment évoquée dans une idée falote entre le chiqué et l’hypocrisie, la mort traverse cependant notre vie d’être parlant et même lui donne sens, jusqu’au rendez-vous final. Nous parcourons ici une suite de rencontres, freudiennes et lacaniennes, dans lesquelles la psychanalyse y ouvre accès : du « maître absolu » qui éteint toute parole à la Verwerfung originelle de ce réel et son rejeton la Verneinung, de la contingence du vécu à la seconde mort qui éternise, de la castration substitut d’une expérience impossible à la beauté comme accès direct, enfin de la douleur d’exister à la clé ultime : la perte absolue du deuil qui irradie dans toutes ces occurrences. Si le désir est « quelque chose qui apaise le sujet » et le protège de la détresse, son objet est lui-même supporté par le sacrifice préalable de la vie dans le deuil du phallus. Ainsi, chez l’être parlant, les fonctions de la vie et de la mort sont jointes dans une ambiguïté signifiante fondamentale. |
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