« Pas sans Lacan ». De la peur à l’uneasiness

En 1979, l’heure était au mot d’ordre « tous lacaniens » lancé par J.-A. Miller. Dans cet article, l’auteur fait l’hypothèse que la dissolution de l’École freudienne de Paris et la mort de Lacan ont rendu la question « qu’est-ce qu’être lacanien ? » aiguë – et ce même si les tentatives de réponse n’...

Ausführliche Beschreibung

Gespeichert in:
Bibliographische Detailangaben
1. Verfasser: Lenormand, Marie
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2019
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:En 1979, l’heure était au mot d’ordre « tous lacaniens » lancé par J.-A. Miller. Dans cet article, l’auteur fait l’hypothèse que la dissolution de l’École freudienne de Paris et la mort de Lacan ont rendu la question « qu’est-ce qu’être lacanien ? » aiguë – et ce même si les tentatives de réponse n’ont pas été immédiatement thématisées comme telles. Tout en rappelant les diverses élaborations auxquelles cette question a donné lieu – notamment en la rapprochant de « qu’est-ce qu’être cartésien ? » –, l’auteur fait l’hypothèse qu’au-delà de la dimension théorique portant sur l’héritage lacanien, c’est le démantèlement de la « fabrique des lacaniens » qui, aujourd’hui, conduit Essaim à la question « qui a peur de se dire lacanien ? ». Or, plutôt que de voir la dimension seulement négative du démantèlement de cette « fabrique du lacanien », l’auteur propose d’y voir, au contraire, autre chose qu’un retour à un statu quo ante 1964 et la possibilité de trouver un point d’impossible susceptible d’orienter les analystes d’aujourd’hui. En effet, on oublie trop souvent de remarquer qu’à partir de 1980, tous les analystes issus des associations de psychanalyse post-dissolution sont « pas sans Lacan », et ce quels que soient leur approche doctrinale et le dispositif institutionnel dans lequel ils s’inscrivent. S’interrogeant sur ce dont, désormais, Lacan peut être le nom, l’auteur propose un certain nombre de formulations – propres à faire passer de la peur de se dire lacanien à une légitime inquiétude ou uneasiness d’être ou de se dire « pas sans Lacan ».