La sophistique et ses enjeux pour la psychanalyse
Les sophistes ont voulu faire de l’art de l’éloquence un savoir transmissible, proposé aux jeunes Athéniens aisés, pour leur faciliter harangues et plaidoiries. Ce fut un art du semblant, posant le vraisemblable au lieu de la vérité. Ses effets révèlent un réel qui y fait trou, l’absurdité du lien s...
Gardado en:
| Autor Principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2018
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Les sophistes ont voulu faire de l’art de l’éloquence un savoir transmissible, proposé aux jeunes Athéniens aisés, pour leur faciliter harangues et plaidoiries. Ce fut un art du semblant, posant le vraisemblable au lieu de la vérité. Ses effets révèlent un réel qui y fait trou, l’absurdité du lien social. Tout en mettant en cause les valeurs héritées des Ancêtres, la sophistique se disait moralement neutre, ne prenant appui que sur l’opinion, considérée comme fragile mais saine. Or cette référence de la vérité à autrui est également l’apanage du sophisme lacanien du temps logique : « Aucun ne touche au vrai, sinon par les autres. » Se déprendre de l’emprise de ses propres opinions devient dans ce nouveau sophisme l’enjeu d’une nouvelle approche de la vérité, que Lacan appellera plus tard « varité » : relative, mais dans son rapport aux autres. |
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