Du divin, du sacré et de la religion selon Lacan
Les dieux, révélation dans le réel, sont le déchaînement des signifiants, nécessité par une essence qu’ils dissimulent. Mais leur champ a disparu (« le Grand Pan est mort »), remplacé par l’image de la Crucifixion qui incarne la mort de Dieu, vérité du Nom-du-Père. C’est donc derrière cette image qu...
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| 第一著者: | |
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| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
2016
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Les dieux, révélation dans le réel, sont le déchaînement des signifiants, nécessité par une essence qu’ils dissimulent. Mais leur champ a disparu (« le Grand Pan est mort »), remplacé par l’image de la Crucifixion qui incarne la mort de Dieu, vérité du Nom-du-Père. C’est donc derrière cette image que nous devons chercher l’essence cachée, l’espace de l’entre-deux-morts dévoilé dans les tragédies grecques, espace du sacré, du désir indestructible, dont la voie se paye de la livre de chair. La seconde mort qui régit cet espace est figurée dans l’image chrétienne, et interprétée chrétiennement à partir de l’ ex nihilo, création signifiante d’où surgissent la Chose et la pulsion de mort. L’opération religieuse est proprement la récupération de la livre de chair. Mais, dans un retour au fondement de la religion du Nom, Lacan voit dans la montée d’Abraham la coupure du désir d’avec la jouissance, coupure où s’opère le meurtre du père mythique, et qui se paie d’une perte. Ce fondement est transmis bien que ou parce que masqué dans le cadre de l’ Ekklesia où l’opération religieuse vise à en compenser l’effet. Cette part hors religion dans la religion fait en partie de cette dernière une sublimation où le vide de la Chose est respecté. |
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