Croyances dans l’analyse, incroyance de l’analyste

Quel rapport entretiennent la psychanalyse et les psychanalystes avec la croyance ? En quoi son approche, théorique et pratique, différerait de celle apportée par la philosophie, l’ethnologie ou la sociologie ? Je soutiendrai que la psychanalyse, traversée elle-même par les croyances, permet de déga...

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Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Koren, Daniel
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2015
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-ESS_035_0039ESSEssaim https://shs.cairn.info/revue-essaim-2015-2-page-39?lang=fr https://doi.org/10.3917/ess.035.0039 Croyances dans l’analyse, incroyance de l’analyste Koren, Daniel2015 fre Essaim | 35 | 2 | 2015-09-14 | p. 39-52 | 1287-258X ESS_03541 Quel rapport entretiennent la psychanalyse et les psychanalystes avec la croyance ? En quoi son approche, théorique et pratique, différerait de celle apportée par la philosophie, l’ethnologie ou la sociologie ? Je soutiendrai que la psychanalyse, traversée elle-même par les croyances, permet de dégager les raisons de la croyance comme fonction, et que la position (juste) des analystes correspond davantage à l’incroyance (à distinguer de la non-croyance). Cette position ne va pas de soi, la fameuse question de la « communication d’inconscient à inconscient » dans certaines théories du contre-transfert en témoigne. Je proposerai comme conclusion que la position de l’analyste devrait être plus proche de celle de l’agnostique que de l’athée.What relation does psychoanalysis uphold with belief? How does its theoretical and practical approach differ from that of philosophy, ethnology or sociology? I would maintain that psychoanalysis, in itself confronted with beliefs, brings to light the reasons for belief as a function and that the (right) position of the analyst corresponds more to disbelief (to be distinguished from non-belief). This position is not self-evident. The famous question of “unconscious to unconscious communication” in certain theories on counter-transference testifies to this. As a conclusion I would suggest that the position of the analyst should be closer to the agnostic rather than the atheist.Cairn free access
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