Des dieux et de l’analyste

Freud démontre dans L’avenir d’une illusion le mirage de la foi dans le Dieu des monothéismes. Interrogeant la logique du langage, Lacan montre que l’hypothèse Dieu n’est pas à la merci de la foi, mais tient à ce qu’il y a de plus réel dans le symbolique.L’Un ne trouve, au lieu de l’Autre, qu’une p...

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Dettagli Bibliografici
Autore principale: Soler, Colette
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2015
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Freud démontre dans L’avenir d’une illusion le mirage de la foi dans le Dieu des monothéismes. Interrogeant la logique du langage, Lacan montre que l’hypothèse Dieu n’est pas à la merci de la foi, mais tient à ce qu’il y a de plus réel dans le symbolique.L’Un ne trouve, au lieu de l’Autre, qu’une place vide, un moins un. Ce que subsume la fameuse formule de Lacan « il n’y a pas de rapport sexuel ».Si Lacan émet (dans Télévision) l’hypothèse que les dieux ont ex-sisté à l’époque du paganisme, donc qu’ils étaient réels, il constate qu’aujourd’hui le Dieu des philosophes, celui censé garantir le savoir, est « un peu malade ».On peut croire en Dieu, mais comment le croire, puisqu’il ne dit mot ? Cette remarque s’applique aussi bien au partenaire symptôme, qu’il soit une femme ou autre : on peut croire en lui, mais de là à le croire…Alors, qu’en est-il de l’incroyance ? Elle serait à chercher du côté de ceux que Lacan nomme les dio-logues. Joyce en est un : le symptôme qu’est son écriture lui permet de ne pas croire en Dieu, non pas en incrédule (autre face de la crédulité), mais hors crédulité.