Comment faire avec le dit schizo­phrène ?

RésuméAppréhender la schizo­phrénie dans une perspective proprement psychanalytique implique de la comprendre non par la catégorisation d’un individu, mais par le « dit schizo­phrène », c’est-à-dire par un énoncé qui relève de la schize de la pensée. Dans la pensée, la schize s’oppose à la systémati...

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書誌詳細
第一著者: Fierens, Christian
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2014
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:RésuméAppréhender la schizo­phrénie dans une perspective proprement psychanalytique implique de la comprendre non par la catégorisation d’un individu, mais par le « dit schizo­phrène », c’est-à-dire par un énoncé qui relève de la schize de la pensée. Dans la pensée, la schize s’oppose à la systématisation ; semblablement, la schizo­phrénie s’oppose à la paranoïa. Faire avec le « dit schizo­phrène », c’est tenir compte du dit en tant qu’il ne tombe pas dans la systématisation unifiante paranoïaque. Il s’agira dès lors d’entendre le dit schizo­phrène comme un dit en attente d’une réponse qui pourra faire chaîne avec lui et grâce à laquelle une création de métaphore sera rendue possible localement dans le transfert. Dans la topologie lacanienne, cette structure – avant tout locale – correspond à la chaîne borroméenne où l’imaginaire, le symbolique et le réel restent disjoints, tandis que la systématisation paranoïaque correspond au nœud de trèfle où l’imaginaire, le symbolique et le réel sont confondus.