Georges Bataille et l'humour beckettien
De Bataille à Beckett, apparemment aucun lien ; sauf un article, d’autant plus intéressant, de Bataille dans sa revue, Critique, en 1951. Il y salue avec enthousiasme la parution de Molloy, roman d’un auteur encore inconnu : Samuel Beckett. Au-delà de l’intelligence très accueillante de Bataille e...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
2013
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| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | De Bataille à Beckett, apparemment aucun lien ; sauf un article, d’autant plus intéressant, de Bataille dans sa revue, Critique, en 1951. Il y salue avec enthousiasme la parution de Molloy, roman d’un auteur encore inconnu : Samuel Beckett. Au-delà de l’intelligence très accueillante de Bataille et de ses aveuglements, ce pourrait être l’occasion de mettre en relation, à propos d’un texte, deux des plus marquants écrivains du xxe siècle. Qu’en peut-on tirer ? Des questions. Molloy est-il, comme le pense Bataille, une épave échappée de la société, de la raison, devenue presque acéphale ? N’est-il pas aussi un parlêtre, un « écrivêtre » agité par un monologue sans repos qui ne laisse ni le temps, ni l’espace, ni un corps libre pour se stabiliser, mais seulement pour écrire ? N’y a-t-il pas dans ce récit large place faite par l’ambiguïté, le comique, l’humour à la subjectivité du lecteur, à sa jouissance ? Le choix de Bataille de ne pas en tenir compte accentue la différence. |
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