Un savoir faire entendre
Dans un travail précédent sur le lapsus auditif (Verhören), je proposai de considérer le savoir-faire du psychanalyste comme un savoir- verhören, un savoir entendre de travers. Mais que s’agit-il d’entendre, et par qui ? Le pas supplémentaire que je propose aujourd’hui est de considérer ce savoir-f...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
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2013
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| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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cairn-ESS_030_0087 |
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cairn-ESS_030_0087ESSEssaim https://shs.cairn.info/revue-essaim-2013-1-page-87?lang=fr https://doi.org/10.3917/ess.030.0087 Un savoir faire entendre Clavurier, Vincent2013 fre Essaim | 30 | 1 | 2013-04-01 | p. 87-104 | 1287-258X ESS_03060 Dans un travail précédent sur le lapsus auditif (Verhören), je proposai de considérer le savoir-faire du psychanalyste comme un savoir- verhören, un savoir entendre de travers. Mais que s’agit-il d’entendre, et par qui ? Le pas supplémentaire que je propose aujourd’hui est de considérer ce savoir-faire à la fois comme un faire savoir et un savoir faire entendre. Cela entraîne une série de questions : où était ce savoir littéralement inouï avant d’être su ? Est-il découvert ou inventé ? Un détour par le savoir mathématique sera éclairant et nous fournira également un schème topologique (l’hélice et plus exactement la spire) dont le repérage des occurrences dans le champ de la psychanalyse révèle un autre aspect du savoir-faire de l’analyste, celui d’une pratique de lecture topologique. Mais parler de savoir-faire semble également en rabattre sur l’idée de savoir constitué et démontrable et on se demandera si la notion de preuve est du coup cliniquement pertinente. Dans le fil de cette question, reprenant l’appellation « science conjecturale » proposée par Lacan, nous nous interrogerons sur le rôle discutable de l’hypothèse dans le savoir-faire du psychanalyste.Know how to hearIn a previous work on the auditory slip ( Verhören), I suggested considering the psychoanalyst’s know-how as a know-how- verhören, a know-how to hear the wrong way. Yet what is to be heard, and by whom ? The next step which I suggest today is to consider this know-how both as a letting know and a know how to hear. This raises various questions : where was this know-how which was literally unheard when unknown ? Is it discovered or invented ? A look at mathematical knowledge enlightens and also provides us with a topological scheme (the helix and more exactly the coil). The spotting of these occurrences reveals another aspect of the analyst’s know-how, that of topological reading. However, talking of know-how seems also to fall back on the idea of a constituted and demonstrable knowledge and one wonders if the notion of proof is as a result clinically pertinent. In the thread of this question, using the term of “conjectural science” proposed by Lacan, we examine the debatable role of hypothesis in the psychoanalyst’s know-how.Cairn free access |
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Dans un travail précédent sur le lapsus auditif (Verhören), je proposai de considérer le savoir-faire du psychanalyste comme un savoir- verhören, un savoir entendre de travers. Mais que s’agit-il d’entendre, et par qui ? Le pas supplémentaire que je propose aujourd’hui est de considérer ce savoir-faire à la fois comme un faire savoir et un savoir faire entendre. Cela entraîne une série de questions : où était ce savoir littéralement inouï avant d’être su ? Est-il découvert ou inventé ? Un détour par le savoir mathématique sera éclairant et nous fournira également un schème topologique (l’hélice et plus exactement la spire) dont le repérage des occurrences dans le champ de la psychanalyse révèle un autre aspect du savoir-faire de l’analyste, celui d’une pratique de lecture topologique. Mais parler de savoir-faire semble également en rabattre sur l’idée de savoir constitué et démontrable et on se demandera si la notion de preuve est du coup cliniquement pertinente. Dans le fil de cette question, reprenant l’appellation « science conjecturale » proposée par Lacan, nous nous interrogerons sur le rôle discutable de l’hypothèse dans le savoir-faire du psychanalyste. |
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