Un savoir faire entendre
Dans un travail précédent sur le lapsus auditif (Verhören), je proposai de considérer le savoir-faire du psychanalyste comme un savoir- verhören, un savoir entendre de travers. Mais que s’agit-il d’entendre, et par qui ? Le pas supplémentaire que je propose aujourd’hui est de considérer ce savoir-f...
Bewaard in:
| Hoofdauteur: | |
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| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
2013
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| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | Dans un travail précédent sur le lapsus auditif (Verhören), je proposai de considérer le savoir-faire du psychanalyste comme un savoir- verhören, un savoir entendre de travers. Mais que s’agit-il d’entendre, et par qui ? Le pas supplémentaire que je propose aujourd’hui est de considérer ce savoir-faire à la fois comme un faire savoir et un savoir faire entendre. Cela entraîne une série de questions : où était ce savoir littéralement inouï avant d’être su ? Est-il découvert ou inventé ? Un détour par le savoir mathématique sera éclairant et nous fournira également un schème topologique (l’hélice et plus exactement la spire) dont le repérage des occurrences dans le champ de la psychanalyse révèle un autre aspect du savoir-faire de l’analyste, celui d’une pratique de lecture topologique. Mais parler de savoir-faire semble également en rabattre sur l’idée de savoir constitué et démontrable et on se demandera si la notion de preuve est du coup cliniquement pertinente. Dans le fil de cette question, reprenant l’appellation « science conjecturale » proposée par Lacan, nous nous interrogerons sur le rôle discutable de l’hypothèse dans le savoir-faire du psychanalyste. |
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