Jérôme Ferrari, Où j'ai laissé mon âme
RésuméPeut-on être poète sans toutefois parvenir à habiter pleinement le langage ? Tel est le paradoxe que cet article a pour but d’illustrer à travers la lecture des écrits intimes d’Alejandra Pizarnick et de la célèbre lettre à lord Chandos de l’écrivain Hugo von Hofmannsthal. Pour ces deux auteur...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2012
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | RésuméPeut-on être poète sans toutefois parvenir à habiter pleinement le langage ? Tel est le paradoxe que cet article a pour but d’illustrer à travers la lecture des écrits intimes d’Alejandra Pizarnick et de la célèbre lettre à lord Chandos de l’écrivain Hugo von Hofmannsthal. Pour ces deux auteurs, les mots sont porteurs d’une sorte d’inquiétante étrangeté, que le recours à la poésie est venu en fait redoubler en mettant l’accent principalement sur le signifiant. La pulvérisation du sens propre à la structure poétique, bien loin de leur permettre de pacifier ce réel qui les encombre, n’a fait qu’exacerber son collapsus avec le langage. Ainsi poètes par fatalité, ils ne cesseront d’aspirer à écrire de la prose en un ultime recours pour tenter de se doter d’une assise symbolique en recréant de l’imaginaire et du sens. |
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