Lacan et la langue anglaise
RésuméC’est une thèse indéfiniment rebattue jusqu’à satiété que, selon Lacan, « l’inconscient est structuré comme un langage » ; et sans doute faut-il entendre langage en un sens plus large que s’il était structuré comme une langue vernaculaire. Laquelle, d’ailleurs ? Mais le lecteur de Lacan ne pe...
Sparad:
| Huvudupphovsman: | |
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| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
2012
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| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | RésuméC’est une thèse indéfiniment rebattue jusqu’à satiété que, selon Lacan, « l’inconscient est structuré comme un langage » ; et sans doute faut-il entendre langage en un sens plus large que s’il était structuré comme une langue vernaculaire. Laquelle, d’ailleurs ? Mais le lecteur de Lacan ne peut manquer d’être surpris par le caractère sporadique, souvent équivoque, sibyllin, incertain, de ce qui est avancé çà et là sur les rapports de l’inconscient et de telle ou telle langue. C’est ainsi que la langue anglaise, qui partagerait cette caractéristique avec le japonais, est considérée comme opposant une résistance à l’inconscient et faisant obstacle à la psychanalyse. Certes le propos est loin d’être clair ; toutefois le travail d’élaboration est tenté plusieurs fois et l’œuvre de Lacan compte plus d’un linéament dans cette direction ; mais on est très loin d’une théorie en bonne et due forme, ce qui voue le chercheur à risquer des hypothèses et à ouvrir un champ de réflexions. Que ce soit par Freud ou par Lacan, le terrain des langues nous a été légué comme une affaire qui reste presque entièrement à instruire, en dépit de la thèse forte derrière laquelle elle se monte et dont elle paraît presque immédiatement dépendre : celle de la structuration de l’inconscient et du psychisme comme langage. |
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