Aharon Appelfeld, lalangue perdue ?
RésuméLacan propose le terme de lalangue, en un seul mot, en le présentant d’abord comme si c’était un lapsus. Ce qu’il nomme ainsi désigne ce qu’il en est pour chacun de lalangue maternelle en tant qu’elle échappe à la communication. Elle nous affecte et dépasse ce dont on peut rendre compte au tit...
Spremljeno u:
| Glavni autor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2012
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| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | RésuméLacan propose le terme de lalangue, en un seul mot, en le présentant d’abord comme si c’était un lapsus. Ce qu’il nomme ainsi désigne ce qu’il en est pour chacun de lalangue maternelle en tant qu’elle échappe à la communication. Elle nous affecte et dépasse ce dont on peut rendre compte au titre du langage. Elle fraye entre mot d’esprit, territoire perdu du corps, souvenirs sonores plus ou moins effacés et traces de l’enfance.Je voudrais reprendre « lalangue » à partir de l’histoire de l’écrivain Aharon Appelfeld telle qu’il en fait récit. Il a traversé en effet une expérience radicale de perte de sa langue maternelle, l’allemand, après la disparition de sa mère. Ce phénomène si particulier peut-il nous apprendre quelque chose sur la question de lalangue ? Il semble que la disparition du corps maternel ait soufflé sa parole. Dans la suite de cette perte, il égare l’usage des mots. « Sans langue maternelle, l’homme est un infirme », dit-il.Après la guerre, la vie revient peu à peu pour lui de différentes manières : par la langue, les sensations qu’elle convoque mais aussi par le sommeil et les rêves. Y a-t-il une place pour les rêves dans la théorisation de Lacan sur lalangue ? L’écriture sera-t-elle pour lui une façon de retrouver les traces de son enfance, la voix qui le mène à lalangue ? |
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