L'autisme : symptôme de l'antipsychanalyse ?

RésuméLe mot « autisme » rencontre un succès difficilement explicable. Il n’était pourtant pas accepté par Freud parce qu’inventé par Jung et Bleuler à partir de l’autoérotisme dont l’éros était évincé. Melanie Klein qui décrivit le premier cas (Dick) n’a jamais voulu employer ce terme contrairement...

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Glavni avtor: Alerini, Paul
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2011
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Izvleček:RésuméLe mot « autisme » rencontre un succès difficilement explicable. Il n’était pourtant pas accepté par Freud parce qu’inventé par Jung et Bleuler à partir de l’autoérotisme dont l’éros était évincé. Melanie Klein qui décrivit le premier cas (Dick) n’a jamais voulu employer ce terme contrairement à Anna Freud et son disciple Bruno Bettelheim. Mais c’est à partir des violentes controverses suscitées par celui-ci que les premiers mouvements d’adversaires de la psychanalyse voient le jour avec la rupture d’un de ses collaborateurs Eric Schopler qui met au point une méthode comportementaliste associant les parents, au début des années soixante. Autour de l’autisme considéré comme un handicap, la notion même de psychose infantile a pratiquement disparu. Le terme en vigueur actuellement est celui de « spectre autistique » désignant une échelle de syndromes allant des calculateurs savants aux lourdes coupures de la relation à l’autre. Ce sinistre spectre menace la psychanalyse des enfants en général car il justifie les recherches des technosciences et l’emploi généralisé des méthodes cognitivo-comportementalistes. Mais pourquoi ce mot « autisme » continue-t-il de fasciner les psychanalystes ?