Gloria Leff
RésuméLa jouissance est chez Lacan, comme la Lust chez Freud, le thème inlassable et fuyant d’une écriture et d’une parole fuguée qui se développe et s’épure sans trouver de point final ou d’apaisement, et ce de structure.La lecture avant publication de l’ouvrage collectif, La jouissance au fil de...
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| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
2010
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| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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cairn-ESS_025_0165ESSEssaim https://shs.cairn.info/revue-essaim-2010-2-page-165?lang=fr https://doi.org/10.3917/ess.025.0165 Gloria Leff Plon, Michel2010 fre Essaim | 25 | 2 | 2010-12-22 | p. 165-168 | 1287-258X ESS_02565 RésuméLa jouissance est chez Lacan, comme la Lust chez Freud, le thème inlassable et fuyant d’une écriture et d’une parole fuguée qui se développe et s’épure sans trouver de point final ou d’apaisement, et ce de structure.La lecture avant publication de l’ouvrage collectif, La jouissance au fil de l’enseignement de Lacan, sous la direction de Jean-Marie Jadin et de Marcel Ritter, m’a donné l’occasion de dégager le ressort intime qui noue sujet signifiant et jouissance : la différence absolue, c’est-à-dire sans rapport, et son impossible effacement qui a pour nom la jouissance Une et Infinie.Lacan en poussant sa réflexion sur la jouissance jusqu’aux confins des limites du pensable, de l’inscriptible et du figurable, reprend le fil ténu resté en suspens dans l’élaboration freudienne mais qui traverse, invisible, toute son œuvre, à savoir la coupure de l’énigmatique refoulement originel. La jouissance, Mot-valise qui renferme toutes les variétés de plaisirs et de jouissances mais qui est vide de l’objet convoité. Puis Mot-vide, aussi vide et plein que la copule du verbe être. Mot-trou, enfin, de l’impossible à vivre, à penser et à écrire. De notion elle devient champ gravitationnel et scande un mouvement qui passe d’une logique du signifiant et du manque à une impossible logique du trou et du réel. « La jouissance Autre », Une et Infinie au-delà des jouissances phalliques coordonnées par les signifiants, se joue à la lisière du mot et de la chose, en ce point non assignable du chiasme, du pli de « la logique et de la corporéité », de « l’aliénation et de la séparation », de la passivité signifiante et de la « passibilité » du vivant. Ce point est nommé vice de structure puis point infini de la nodalité du nœud. Ce lieu de la coupure radicale pour Lacan, du roc pour Freud est certes une béance toujours ouverte, mais aussi l’ombilic de la parole et de la métaphore créatrice. Jouissance for Lacan, like Lust for Freud , is the tireless, elusive theme of a writing and a fleeting word that endlessly develops and refines but never finds appeasement.The pre-publication reading of La jouissance au fil de l’enseignement de Lacan, a collective work edited by Jean-Marie Jadin and Marcel Ritter, gave me an opportunity to isolate the moving forces which knot together subject, signifier and jouissance : the absolute difference, that is to say bearing no relation and impossible to obliterate, which is called jouissance One and Infinite. Lacan, carrying his reflections on jouissance to the limits of what is thinkable, inscribable and figurative, takes up what was left in suspense in Freudian elaboration, yet continues silently throughout his entire work, namely the cut of the enigmatic primary repression. Jouissance, the portmanteau word that encloses all varieties of pleasure and jouissance, but remains empty of the coveted object. Then the “Empty-word”, empty and full as the copulative verb to be. Finally the “Gap-word” of the impossibility of living, thinking, writing. It becomes a gravitational field and scans a movement which goes from the logics of the signifier and lack to the impossible logics of the gap and the real. « Jouissance Autre », One and infinite beyond phallic jouissance coordinated by the signifiers, takes place on the border of the word and the thing, on this non-ascribed point of the chiasmus, of the fold of “logics and corporeality”, of “alienation and separation”, of signifier passivity and the “liability” of the living. This point is named vice of structure, and infinite point of the nodal of the knot. This place of the radical cut for Lacan, of the rock for Freud, is a gaping opening and, at the same time, the umbilicus of the word and creative metaphor.Cairn free access |
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Français |
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RésuméLa jouissance est chez Lacan, comme la Lust chez Freud, le thème inlassable et fuyant d’une écriture et d’une parole fuguée qui se développe et s’épure sans trouver de point final ou d’apaisement, et ce de structure.La lecture avant publication de l’ouvrage collectif, La jouissance au fil de l’enseignement de Lacan, sous la direction de Jean-Marie Jadin et de Marcel Ritter, m’a donné l’occasion de dégager le ressort intime qui noue sujet signifiant et jouissance : la différence absolue, c’est-à-dire sans rapport, et son impossible effacement qui a pour nom la jouissance Une et Infinie.Lacan en poussant sa réflexion sur la jouissance jusqu’aux confins des limites du pensable, de l’inscriptible et du figurable, reprend le fil ténu resté en suspens dans l’élaboration freudienne mais qui traverse, invisible, toute son œuvre, à savoir la coupure de l’énigmatique refoulement originel. La jouissance, Mot-valise qui renferme toutes les variétés de plaisirs et de jouissances mais qui est vide de l’objet convoité. Puis Mot-vide, aussi vide et plein que la copule du verbe être. Mot-trou, enfin, de l’impossible à vivre, à penser et à écrire. De notion elle devient champ gravitationnel et scande un mouvement qui passe d’une logique du signifiant et du manque à une impossible logique du trou et du réel. « La jouissance Autre », Une et Infinie au-delà des jouissances phalliques coordonnées par les signifiants, se joue à la lisière du mot et de la chose, en ce point non assignable du chiasme, du pli de « la logique et de la corporéité », de « l’aliénation et de la séparation », de la passivité signifiante et de la « passibilité » du vivant. Ce point est nommé vice de structure puis point infini de la nodalité du nœud. Ce lieu de la coupure radicale pour Lacan, du roc pour Freud est certes une béance toujours ouverte, mais aussi l’ombilic de la parole et de la métaphore créatrice. |
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Plon, Michel |
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