Gloria Leff

RésuméLa jouissance est chez Lacan, comme la Lust chez Freud, le thème inlassable et fuyant d’une écriture et d’une parole fuguée qui se développe et s’épure sans trouver de point final ou d’apaisement, et ce de structure.La lecture avant publication de l’ouvrage collectif, La jouissance au fil de...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Plon, Michel
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2010
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:RésuméLa jouissance est chez Lacan, comme la Lust chez Freud, le thème inlassable et fuyant d’une écriture et d’une parole fuguée qui se développe et s’épure sans trouver de point final ou d’apaisement, et ce de structure.La lecture avant publication de l’ouvrage collectif, La jouissance au fil de l’enseignement de Lacan, sous la direction de Jean-Marie Jadin et de Marcel Ritter, m’a donné l’occasion de dégager le ressort intime qui noue sujet signifiant et jouissance : la différence absolue, c’est-à-dire sans rapport, et son impossible effacement qui a pour nom la jouissance Une et Infinie.Lacan en poussant sa réflexion sur la jouissance jusqu’aux confins des limites du pensable, de l’inscriptible et du figurable, reprend le fil ténu resté en suspens dans l’élaboration freudienne mais qui traverse, invisible, toute son œuvre, à savoir la coupure de l’énigmatique refoulement originel. La jouissance, Mot-valise qui renferme toutes les variétés de plaisirs et de jouissances mais qui est vide de l’objet convoité. Puis Mot-vide, aussi vide et plein que la copule du verbe être. Mot-trou, enfin, de l’impossible à vivre, à penser et à écrire. De notion elle devient champ gravitationnel et scande un mouvement qui passe d’une logique du signifiant et du manque à une impossible logique du trou et du réel. « La jouissance Autre », Une et Infinie au-delà des jouissances phalliques coordonnées par les signifiants, se joue à la lisière du mot et de la chose, en ce point non assignable du chiasme, du pli de « la logique et de la corporéité », de « l’aliénation et de la séparation », de la passivité signifiante et de la « passibilité » du vivant. Ce point est nommé vice de structure puis point infini de la nodalité du nœud. Ce lieu de la coupure radicale pour Lacan, du roc pour Freud est certes une béance toujours ouverte, mais aussi l’ombilic de la parole et de la métaphore créatrice.