Peut-on parler d'un désir d'écrire « primitif » ?
RésuméIl existe une contrainte à la représentation proportionnelle au refoulement originaire, « primitive » donc. Il en existe des signes, comme la graphomanie dans certaines formes de psychoses, et si cette compulsion à écrire est liée au refoulement lui-même, elle résulte non pas d’une sublimation...
Gardado en:
| Autor Principal: | |
|---|---|
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2010
|
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| id |
cairn-ESS_024_0087 |
|---|---|
| record_format |
cairn |
| spelling |
cairn-ESS_024_0087ESSEssaim https://shs.cairn.info/revue-essaim-2010-1-page-87?lang=fr https://doi.org/10.3917/ess.024.0087 Peut-on parler d'un désir d'écrire « primitif » ? Pommier, Gérard2010 fre Essaim | 24 | 1 | 2010-05-03 | p. 87-95 | 1287-258X ESS_02445 RésuméIl existe une contrainte à la représentation proportionnelle au refoulement originaire, « primitive » donc. Il en existe des signes, comme la graphomanie dans certaines formes de psychoses, et si cette compulsion à écrire est liée au refoulement lui-même, elle résulte non pas d’une sublimation, mais du désir lui-même. Il s’agit d’une écriture des « représentations de choses », traces mnésiques des premiers traumas, répétées sous la forme des images qui les ont accompagnées. Ce désir d’écrire est en ce sens homothétique au désir du rêve. Il entretient un rapport d’envers par rapport aux représentations de mots de la parole, qui refoulent les représentations de choses. L’écriture ne reproduit pas la parole. Le dessin, puis l’écriture cherchent à regagner la jouissance du corps perdue par la parole. Cependant, ces représentations rencontrent une limite, lorsque le sujet doit se représenter lui-même. On montrera que l’écriture du nom propre excède ici le dessin, dans ce qui est la formation des premières lettres. Le nom propre est donc la clef d’entrée de l’écriture proprement dite qui inverse le sens de la jouissance des représentations, inversion qui infléchit l’écriture dans l’espace selon une latéralisation forcée.There exists a compulsion towards representation proportional to primal repression, therefore « primitive ». There are signs such as graphomania in certain forms of psychosis, and whereas this compulsion to write is linked to repression itself, it does not result from sublimation, but from desire. It is a writing of « thing representation », memory traces of the first traumas, repeated in the form of images that accompanied them. The desire to write is in this way homothetic to the dream desire. It maintains a reverse relationship with regard to word representation which represses thing representation. The written does not reproduce the spoken. Drawing and writing seek to get back to the body jouissance lost through speech. However, these representations come up against a limit when the subject has to represent himself. We will show that the writing of one’s name here goes beyond drawing, in what is the forming of first letters. One’s name is thus the key to writing strictly speaking, which reverses the direction of representations of jouissance, a reversal which inflects writing with forced lateralisation.Cairn free access |
| language |
Français |
| format |
Article ou chapitre numérique |
| building |
0/Bibliothèque numérique/ 1/Bibliothèque numérique/Cairn/ |
| description |
RésuméIl existe une contrainte à la représentation proportionnelle au refoulement originaire, « primitive » donc. Il en existe des signes, comme la graphomanie dans certaines formes de psychoses, et si cette compulsion à écrire est liée au refoulement lui-même, elle résulte non pas d’une sublimation, mais du désir lui-même. Il s’agit d’une écriture des « représentations de choses », traces mnésiques des premiers traumas, répétées sous la forme des images qui les ont accompagnées. Ce désir d’écrire est en ce sens homothétique au désir du rêve. Il entretient un rapport d’envers par rapport aux représentations de mots de la parole, qui refoulent les représentations de choses. L’écriture ne reproduit pas la parole. Le dessin, puis l’écriture cherchent à regagner la jouissance du corps perdue par la parole. Cependant, ces représentations rencontrent une limite, lorsque le sujet doit se représenter lui-même. On montrera que l’écriture du nom propre excède ici le dessin, dans ce qui est la formation des premières lettres. Le nom propre est donc la clef d’entrée de l’écriture proprement dite qui inverse le sens de la jouissance des représentations, inversion qui infléchit l’écriture dans l’espace selon une latéralisation forcée. |
| author |
Pommier, Gérard |
| spellingShingle |
Pommier, Gérard Peut-on parler d'un désir d'écrire « primitif » ? |
| author_facet |
Pommier, Gérard |
| author_sort |
Pommier, Gérard |
| title |
Peut-on parler d'un désir d'écrire « primitif » ? |
| title_short |
Peut-on parler d'un désir d'écrire « primitif » ? |
| title_full |
Peut-on parler d'un désir d'écrire « primitif » ? |
| title_fullStr |
Peut-on parler d'un désir d'écrire « primitif » ? |
| title_full_unstemmed |
Peut-on parler d'un désir d'écrire « primitif » ? |
| title_sort |
peut-on parler d'un désir d'écrire « primitif » ? |
| publishDate |
2010 |
| container_title |
|
| container_issue |
|
| url |
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-essaim-2010-1-page-87?lang=fr https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/ess.024.0087 |
| _version_ |
1877245860729847808 |