Peut-on parler d'un désir d'écrire « primitif » ?
RésuméIl existe une contrainte à la représentation proportionnelle au refoulement originaire, « primitive » donc. Il en existe des signes, comme la graphomanie dans certaines formes de psychoses, et si cette compulsion à écrire est liée au refoulement lui-même, elle résulte non pas d’une sublimation...
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| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2010
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | RésuméIl existe une contrainte à la représentation proportionnelle au refoulement originaire, « primitive » donc. Il en existe des signes, comme la graphomanie dans certaines formes de psychoses, et si cette compulsion à écrire est liée au refoulement lui-même, elle résulte non pas d’une sublimation, mais du désir lui-même. Il s’agit d’une écriture des « représentations de choses », traces mnésiques des premiers traumas, répétées sous la forme des images qui les ont accompagnées. Ce désir d’écrire est en ce sens homothétique au désir du rêve. Il entretient un rapport d’envers par rapport aux représentations de mots de la parole, qui refoulent les représentations de choses. L’écriture ne reproduit pas la parole. Le dessin, puis l’écriture cherchent à regagner la jouissance du corps perdue par la parole. Cependant, ces représentations rencontrent une limite, lorsque le sujet doit se représenter lui-même. On montrera que l’écriture du nom propre excède ici le dessin, dans ce qui est la formation des premières lettres. Le nom propre est donc la clef d’entrée de l’écriture proprement dite qui inverse le sens de la jouissance des représentations, inversion qui infléchit l’écriture dans l’espace selon une latéralisation forcée. |
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