L'utilité des mathématiques en psychanalyse
RésuméL’intérêt de Lacan pour les mathématiques n’est pas anecdotique et touche à l’essentiel de l’analyse. Les mathématiques mettent en forme les productions de l’analyse et, surtout, elles tendent à constituer la langue même de l’inconscient. Celles dont il se sert sont extrêmement variées : analy...
Enregistré dans:
| 主要作者: | |
|---|---|
| 格式: | Article ou chapitre numérique |
| 語言: | Français |
| 出版: |
2010
|
| 在線閱讀: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 總結: | RésuméL’intérêt de Lacan pour les mathématiques n’est pas anecdotique et touche à l’essentiel de l’analyse. Les mathématiques mettent en forme les productions de l’analyse et, surtout, elles tendent à constituer la langue même de l’inconscient. Celles dont il se sert sont extrêmement variées : analyse, suites arithmétiques, algèbre, calcul des probabilités, théorie des jeux, théorie des ensembles, géométrie, nodologie. Lacan ne se contente pas de propos superficiels sur les mathématiques ; il entre dans leurs détails, à la différence de son contemporain et ami Foucault, et il ne privilégie pas un secteur des mathématiques comme Lévi-Strauss qui attend une puissance de classement de la théorie des groupes. Mais nous suggérons que les mathématiques, même lorsqu’on en a une exacte connaissance – ce qui est assurément le cas de Lacan, qui toutefois se dispense de calculer –, réservent des difficultés au non-spécialiste. Nous essayons d’en pointer une avec le théorème de Desargues, qui est connu de Lacan, mais qui peut aussi être aisément retourné contre l’usage qu’il en fait faute de connaître ce qu’il lui eût été facile de tirer de Hilbert. Cette apparente critique est à double sens en ce qu’elle suggère que l’œuvre de Lacan doit être poursuivie dans les directions mêmes qui font quelque peu reculer un certain nombre de cliniciens que le rapport aux mathématiques effraie bien à tort. |
|---|