Argument

Les Moso de Chine, organisés en société matrilinéaire et matrilocale, « sans père, ni mari », vivant des relations sexuelles et amoureuses très libres, posent au moins deux questions aux élaborations psychanalytiques. La première concernant la fonction paternelle ayant déjà été traitée ailleurs, cet...

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1. Verfasser: Meyer, Françoise
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2010
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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id cairn-ESS_024_0005
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spelling cairn-ESS_024_0005ESSEssaim https://shs.cairn.info/revue-essaim-2010-1-page-5?lang=fr https://doi.org/10.3917/ess.024.0005 Argument Meyer, Françoise2010 fre Essaim | 24 | 1 | 2010-05-03 | p. 5-5 | 1287-258X ESS_02439 Les Moso de Chine, organisés en société matrilinéaire et matrilocale, « sans père, ni mari », vivant des relations sexuelles et amoureuses très libres, posent au moins deux questions aux élaborations psychanalytiques. La première concernant la fonction paternelle ayant déjà été traitée ailleurs, cet article envisage la question de l’existence de l’envie, de la jalousie et de la pulsion d’emprise. Plusieurs indices plaidant pour une existence cachée, on se demandera pourquoi le processus de répression-sublimation l’emporte sur celui du refoulement et pourquoi l’agressivité, la rivalité fraternelle et la paranoïa ne sont pas plus présentes dans les relations sociales. L’auteur se base sur la lecture de travaux d’anthropologues, sur l’autobiographie récemment publiée par une jeune Moso et sur des entretiens qu’il a pu avoir sur le terrain. The Moso of China : a society free of envy and jealousy ? The Moso of China, a matriarchal society, “father- and husband- free”, with very liberal sexual love affairs, raise at least two questions relevant to psychoanalytic elaboration. The first concerns the paternal function and has already been dealt with elsewhere. The present article seeks to look at the question of envy, jealousy and the mastery drive. As several indications point in favour of a hidden existence, one wonders why the suppression-sublimation process prevails over the repression process and why aggressiveness, sibling rivalry and paranoia are not more present in social relationships. The author has based his work on anthropological writings, on the recently published autobiography of a young Moso writer, and on various direct interviews.Cairn free access
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description Les Moso de Chine, organisés en société matrilinéaire et matrilocale, « sans père, ni mari », vivant des relations sexuelles et amoureuses très libres, posent au moins deux questions aux élaborations psychanalytiques. La première concernant la fonction paternelle ayant déjà été traitée ailleurs, cet article envisage la question de l’existence de l’envie, de la jalousie et de la pulsion d’emprise. Plusieurs indices plaidant pour une existence cachée, on se demandera pourquoi le processus de répression-sublimation l’emporte sur celui du refoulement et pourquoi l’agressivité, la rivalité fraternelle et la paranoïa ne sont pas plus présentes dans les relations sociales. L’auteur se base sur la lecture de travaux d’anthropologues, sur l’autobiographie récemment publiée par une jeune Moso et sur des entretiens qu’il a pu avoir sur le terrain.
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