Avatars du nom propre dans la trajectoire d'Antonin Artaud
Les avatars du nom propre dans la trajectoire d’Artaud montrent de façon exemplaire la corrélation entre la consistance du savoir et la tenue du nom. À l’orée de la crise, le nom le lâche et se charge d’une forte valence persécutive. La première parade d’Artaud est « d’affirmer l’anonymat ». Un p...
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| 1. Verfasser: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2006
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Les avatars du nom propre dans la trajectoire d’Artaud montrent de façon
exemplaire la corrélation entre la consistance du savoir et la tenue du nom.
À l’orée de la crise, le nom le lâche et se charge d’une forte valence persécutive. La première parade d’Artaud est « d’affirmer l’anonymat ».
Un peu plus tard, le nom « saute » : il est renié avec la dernière énergie.
Artaud se renomme (fugacement) «Arland Antoneo en grec Arlanapulos».
Une seconde renomination constitue ensuite une stratégie plus durable :
Artaud, toujours situé dans la lignée maternelle, crée un double délirant
Antonin Nalpas.
La restauration du nom, prémisse de la sortie de la crise, est synchrone de
la reprise de l’écriture. Elle repose, dans la dernière période, sur la mise à
l’épreuve tout azimut du patronyme (auto-proclamation incantatoire, travail anagrammatique, dérision féroce) qui débouche sur une recréation du
nom.
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