À propos du dsm
Résumé La construction du dsm s’est faite non pas autour de la cohérence interne des entités nosographiques décrites, susceptibles de dégager de ce fait même un noyau constant, dont on pourrait supposer qu’il est organisateur de la pathologie, mais autour de la concordance entre des diagnostics ent...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2005
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Résumé
La construction du dsm s’est faite non pas autour de la cohérence interne des entités nosographiques décrites, susceptibles de dégager de ce fait même un noyau constant, dont on pourrait supposer qu’il est organisateur de la pathologie, mais autour de la concordance entre des diagnostics entre des cliniciens s’appuyant sur les descriptions classiques dont ont été bannies toutes les observations pouvant venir en contradiction des présupposés comportementalistes inavoués et venir faire obstacle à cette concordance.
En dépit de ces restrictions très sévères, la concordance n’a jamais atteint des seuils significatifs.
Il en a résulté des descriptions incohérentes, la plus criante étant la nécessité d’introduire une multiplication des personnalités (qui rend inopérante l’idée même de personnalité multiple), là où l’on dénie la division.
De sorte que le dsm aboutit à des énoncés « performatifs » qui n’ont d’autre but que de faire exister des concepts qui pourraient se passer du sujet, mais que rien ne justifie, sauf à faire des tours de passe-passe, dans le langage, permettant par exemple un distingo entre « contraindre quelqu’un à des relations sexuelles » et « viol », distingo qu’il faudrait chercher dans la différence entre ces deux actes et non dans des positions subjectives du violeur.
L’essentiel du message du dsm est donc bien son caractère « performatif » ou création d’une nov-langue. |
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