Habouzit Rémi, Démolir les copropriétés dégradées. Sociologie d’un programme de rénovation urbaine, Rennes, pur, 2024, 300 pages.

Pouvoir écouter de la musique individuellement dans l’espace public urbain est désormais une expérience connue et partagée par un grand nombre d’individus. Si ses conséquences sur les pratiques et comportements des acteurs ont été largement étudiées, celles concernant leur rapport à l’espace vécu et...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Hamman, Philippe
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2026
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Pouvoir écouter de la musique individuellement dans l’espace public urbain est désormais une expérience connue et partagée par un grand nombre d’individus. Si ses conséquences sur les pratiques et comportements des acteurs ont été largement étudiées, celles concernant leur rapport à l’espace vécu et perçu ont été moins abordées. Au moyen d’une enquête de terrain qualitative et d’entretiens semi-directifs réalisés à Bruxelles, cet article vise à montrer comment les diverses pratiques d’écoute musicale des acteurs spatiaux sont au cœur de stratégies de réappropriation territoriale des espaces publics urbains. L’objectif de cette étude est donc d’analyser rétroactivement comment les interactions entre musique et espace dans les perceptions des acteurs évoluent de manière fine en fonction des différences des espaces habités et des types de musiques écoutées. Cette recherche place justement au centre de la réflexion l’espace en tant que variable. N’étant ni uniforme, ni homogène, et se redessinant en fonction du temps, des échelles et des vécus individuels, l’espace en soi transforme les expériences d’écoute musicale des acteurs et les représentations que ces derniers en ont, au sein d’un triangle acteur/musique/espace en perpétuelle redéfinition.