La banalisation du modèle résidentiel fermé et sécurisé. Le cas du logement social au Brésil

L’habitat fermé et sécurisé s’est diffusé dans toutes les classes sociales et a été parfois adopté par les responsables des politiques publiques chargés du logement social. Parmi les motivations avancées pour expliquer ce choix (fermeture résidentielle et équipements sécuritaires), plusieurs cherche...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Moret, Alice
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2023
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:L’habitat fermé et sécurisé s’est diffusé dans toutes les classes sociales et a été parfois adopté par les responsables des politiques publiques chargés du logement social. Parmi les motivations avancées pour expliquer ce choix (fermeture résidentielle et équipements sécuritaires), plusieurs chercheurs et chercheuses évoquent la prise en compte d’une demande et les enjeux sécuritaires ; d’autres y voient plutôt une volonté de contrôle des classes populaires. Je me suis demandé ce qui explique ce choix en étudiant le cas du programme Ma maison, ma vie (Minha Casa Minha Vida), dans l’agglomération de Florianópolis, capitale de l’État de Santa Catarina, au sud du Brésil. D’autres ressorts sont apparus pour expliquer l’adoption du modèle résidentiel fermé et sécurisé. Entre autres, il s’est tellement banalisé qu’il semble s’être imposé comme modèle par défaut pour les acteurs du programme évoqué, au point d’être naturalisé et devenu une norme spatiale.