De la critique écologique à la critique sociale. Auto-organisation communautaire et autonomie des dominés
Cet article montre dans quelle mesure la critique écologique, lorsqu’elle reprend sans nuances le présupposé de l’autonomie des dominés, échoue à définir une alternative politique. C’est en étudiant les conditions sociales d’accès à la politisation (et aux savoirs militants) qu’il devient alors poss...
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| Auteur principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2021
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article montre dans quelle mesure la critique écologique, lorsqu’elle reprend sans nuances le présupposé de l’autonomie des dominés, échoue à définir une alternative politique. C’est en étudiant les conditions sociales d’accès à la politisation (et aux savoirs militants) qu’il devient alors possible de penser la genèse et la pérennité de formes d’auto-organisation susceptibles de produire du commun. Le problème n’est peut-être pas tant de trouver des expérimentations relatives à l’auto-gouvernement des êtres et des ressources, que de s’interroger sur la façon d’y faire entrer ceux qui n’y participent pas. Dans cette perspective, une sociologie de la domination engage à porter une plus grande attention aux dominés qui sont condamnés à rester dans le « monde abîmé » d’un capitalisme en « ruine », et sans lesquels un projet politique global de rupture avec l’ordre existant reste difficilement pensable. |
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