Samia HENNI, L’architecture de la contre révolution : l’armée française dans le nord de l’Algérie, Paris, Éditions B42, 2019, 344p.
Le Ḥuḍna, cette steppe concave située au sud des hauts plateaux du centre de l’Algérie, présentait jusqu’à la fin du xixe siècle un paysage sobre jalonné par des habitations ambulantes, des tentes appelées gitûn par les Ḥuḍni, les habitants de la région. Cet abri s’adaptait remarquablement aux c...
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| Hoofdauteurs: | , |
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| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
2020
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| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | Le Ḥuḍna, cette steppe concave située au sud des hauts plateaux du centre de l’Algérie, présentait jusqu’à la fin du xixe siècle un paysage sobre jalonné par des habitations ambulantes, des tentes appelées gitûn par les Ḥuḍni, les habitants de la région. Cet abri s’adaptait remarquablement aux conditions d’existence de ces nomades, ainsi qu’à l’hostilité du milieu naturel. Dès le début des années 1870, la colonisation française procéda à la destruction du nomadisme en mettant fin aux complémentarités saisonnières des terres de parcours qui existaient entre la région du Ḥuḍna et celle des hautes plaines, ce qui mena à une sédentarisation progressive de cette société et à l’adoption d’un habitat fixe : ad-dār. Cet article a pour objectif, à travers une approche historico-architecturale, d’une part, de rendre compte des changements de conditions socio-économiques qui, résultant de la colonisation, ont contribué à la sédentarisation de cette société et, d’autre part, d’analyser les effets de cette sédentarisation sur l’évolution de l’habitat domestique de la société Ḥuḍni. L’étude porte sur une période allant de la fin du xixe siècle aux années 1950. |
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