La longue marche (en ville) des sciences sociales

Le Ḥuḍna, cette steppe concave située au sud des hauts plateaux du centre de l’Algérie, présentait jusqu’à la fin du xixe siècle un paysage sobre jalonné par des habitations ambulantes, des tentes appelées gitûn par les Ḥuḍni, les habitants de la région. Cet abri s’adaptait remarquablement aux c...

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書誌詳細
第一著者: Bocquet, Denis
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2020
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Le Ḥuḍna, cette steppe concave située au sud des hauts plateaux du centre de l’Algérie, présentait jusqu’à la fin du xixe siècle un paysage sobre jalonné par des habitations ambulantes, des tentes appelées gitûn par les Ḥuḍni, les habitants de la région. Cet abri s’adaptait remarquablement aux conditions d’existence de ces nomades, ainsi qu’à l’hostilité du milieu naturel. Dès le début des années 1870, la colonisation française procéda à la destruction du nomadisme en mettant fin aux complémentarités saisonnières des terres de parcours qui existaient entre la région du Ḥuḍna et celle des hautes plaines, ce qui mena à une sédentarisation progressive de cette société et à l’adoption d’un habitat fixe : ad-dār. Cet article a pour objectif, à travers une approche historico-architecturale, d’une part, de rendre compte des changements de conditions socio-économiques qui, résultant de la colonisation, ont contribué à la sédentarisation de cette société et, d’autre part, d’analyser les effets de cette sédentarisation sur l’évolution de l’habitat domestique de la société Ḥuḍni. L’étude porte sur une période allant de la fin du xixe siècle aux années 1950.