Jean-Pierre Orfeuil et Fabrice Ripoll, Accès et mobilités, les nouvelles inégalités, Gollion, Infolio, coll. « Archigraphy Poche », 2015.

Depuis l’arrivée du jeune parti politique Mouvement citadin à la mairie de Guadalajara, au Mexique, le besoin de repenser les politiques urbaines s’est imposé dans le calendrier politique et dans l’imaginaire local. Ainsi, dans l’équipe de travail du nouveau maire Enrique Alfaro, on trouve de nouvea...

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Bibliografiska uppgifter
Huvudupphovsman: Nessi, Hélène
Materialtyp: Article ou chapitre numérique
Språk:Français
Publicerad: 2017
Länkar:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivning
Sammanfattning:Depuis l’arrivée du jeune parti politique Mouvement citadin à la mairie de Guadalajara, au Mexique, le besoin de repenser les politiques urbaines s’est imposé dans le calendrier politique et dans l’imaginaire local. Ainsi, dans l’équipe de travail du nouveau maire Enrique Alfaro, on trouve de nouveaux acteurs politiques provenant des organisations citoyennes qui se battaient pour le « droit à (vivre) la ville ». Pourtant, une fois au pouvoir, ils montrent le côté ségrégationniste de leurs propositions conservatrices, dans la ligne « des nouvelles gauches citoyennes ». Ce texte analyse les discours qui, pendant la première année de gouvernement, initié en juillet 2015, ont tenté de justifier l’expulsion violente des vendeurs ambulants du centre-ville et le harcèlement auprès des marchés traditionnels, les tianguis1. Ce « néo-hygiénisme » correspond à la résurgence de conceptions ségrégationnistes et racistes centenaires, dont on trouve la trace pendant la période coloniale, tandis que d’un autre côté se produit un discours « utopique » de régénération urbaine qui correspond à une certaine « idéologie de l’espace public » (Delgado, 2011) qui parallèlement se renforce au revival de ces politiques de fiscalisation de la population, dont résulte une transformation « de l’espace à vivre » en « espace dominé » (Lefebvre, 1974). Je montrerai que les arguments utilisés pour légitimer l’expulsion des vendeurs ambulants ont comme fondement une logique hygiéniste, qui fonctionne comme recours idéologique pour masquer d’importants intérêts économiques qui visent à gentrifier le centre-ville à travers des « projets stratégiques » et de « régénération urbaine ».