Le concept de patrimoine bâti, alibi des modèles urbains soumis à la rente foncière en Europe

À partir d’une analyse des différentes acceptions données au concept de patrimoine bâti, l’article propose une théorisation de la relation entre ces changements de signification et l’évolution du capital et de ses modes de reproduction rapportée à la production de l’espace. Plus précisément, il s’ag...

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Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Álvarez Mora, Alfonso
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2013
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:À partir d’une analyse des différentes acceptions données au concept de patrimoine bâti, l’article propose une théorisation de la relation entre ces changements de signification et l’évolution du capital et de ses modes de reproduction rapportée à la production de l’espace. Plus précisément, il s’agit de montrer que la notion de patrimoine n’est pas indépendante du processus de formation du « modèle urbain de la rente foncière » défini par Campos Venuti. Dans ce processus, trois moments peuvent être identifiés pour l’Espagne et l’Europe d’après-guerre, correspondant à autant de conceptions du patrimoine : d’abord, un modèle urbain basé sur l’extension de l’espace urbanisé et sa transformation quantitative, auquel correspond une notion du patrimoine circonscrite aux monuments ; ensuite, un deuxième moment où le modèle, basé sur la limitation qualitative du développement urbain, va de pair avec une définition du patrimoine comme « ensemble monumental » ; enfin, un troisième moment, avec un modèle basé sur la restructuration socio-spatiale, qui donne lieu à des conceptions patrimoniales de plus en plus abstraites.