Le loft: habitat atypique et innovation sociale pour deux générations de « nouvelles classes moyennes »
RésuméLa reconversion d’anciens locaux d’activité en logements est un phénomène certes marginal, mais révélateur de certaines innovations sociales dans les franges supérieures des classes moyennes. Plusieurs auteurs ont vu dans la diffusion des lofts l’effet de la récupération marchande de la criti...
Enregistré dans:
| Auteur principal: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2012
|
| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | RésuméLa reconversion d’anciens locaux d’activité en logements est un phénomène certes marginal, mais révélateur de certaines innovations sociales dans les franges supérieures des classes moyennes. Plusieurs auteurs ont vu dans la diffusion des lofts l’effet de la récupération marchande de la critique artiste et d’une demande croissante envers un habitat distinguant. L’analyse de cinq cas d’habitants ayant reconverti d’anciens locaux industriels dans le Bas-Montreuil, en région parisienne, fait apparaître d’autres ressorts d’un tel choix résidentiel. Pour la génération des « nouvelles classes moyennes » arrivée dans les années 1980, ces espaces ont permis de mettre en œuvre des normes d’habitat alternatives et de donner sens à une position sociale nouvelle. Pour leurs successeurs, arrivés dans les années 2000, la conversion de locaux d’activité permet de valoriser des ressources non financières et de compenser une position sur le marché immobilier fragilisée par la précarisation de l’emploi. |
|---|