L'occupation populaire de la rue : un frein à la gentrification ?

RésuméÀ partir des quartiers populaires et immigrés du Bas-Belleville (10e-11e arrondissements) et de Château-Rouge (18e) à Paris, cet article montre l’importance des usages populaires de la rue et de l’espace public. Marqués par une importante fréquentation autour de centralités commerciales immigr...

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Κύριος συγγραφέας: Clerval, Anne
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: 2011
Θέματα:
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Περιγραφή
Περίληψη:RésuméÀ partir des quartiers populaires et immigrés du Bas-Belleville (10e-11e arrondissements) et de Château-Rouge (18e) à Paris, cet article montre l’importance des usages populaires de la rue et de l’espace public. Marqués par une importante fréquentation autour de centralités commerciales immigrées et une sociabilité populaire extravertie, ces usages se prolongent d’une vague d’immigration à l’autre, en transcendant les origines nationales. Dans les deux quartiers étudiés, ils parviennent même à masquer le processus de gentrification en cours. S’il a été nettement retardé et freiné dans ces quartiers par rapport au reste de Paris, celui-ci n’en est pas moins réel et s’accompagne d’une volonté d’appropriation matérielle et symbolique de l’espace public par les gentrifieurs. Dès lors, usages populaires et gentrification apparaissent directement en concurrence. À Paris, la municipalité de gauche tend à accompagner les gentrifieurs par une politique d’embellissement de la ville et de normalisation des usages de l’espace public, au détriment des pratiques populaires.