Quand la mixité sociale mobilise des gentrifieurs. Enquête sur un mot d'ordre militant à Boston

RésuméCet article part d’un conflit qui a opposé des résidents d’un quartier de centre-ville requalifié aux États-Unis, à propos de l’aménagement d’habitat collectif pour des anciens sans-logis. Deux camps s’affrontent, dont l’un défend l’opération au nom de la « mixité sociale ». On partira de la m...

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Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Tissot, Sylvie
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2010
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:RésuméCet article part d’un conflit qui a opposé des résidents d’un quartier de centre-ville requalifié aux États-Unis, à propos de l’aménagement d’habitat collectif pour des anciens sans-logis. Deux camps s’affrontent, dont l’un défend l’opération au nom de la « mixité sociale ». On partira de la manière dont, à l’occasion du conflit, ce concept a été utilisé pour mettre au jour le fonctionnement d’un groupe de propriétaires blancs mobilisés qui impulse et contrôle les transformations du quartier, et ce malgré les différenciations internes qui le traversent. À travers la gestion territoriale qui s’est ainsi mise en place depuis les années 1960, se jouent les formes et la légitimité de la présence de populations perçues comme « autres ». On met ainsi en évidence l’impact plus ou moins inclusif ou exclusif de la mobilisation des gentrifieurs pour la « mixité sociale ».