Le « travail » de gentrification : les transformations sociologiques d'un quartier parisien populaire

RésuméJusqu’à la fin des années 1990 le quartier de Sainte-Marthe (Paris, 10e) abritait une population ouvrière et des ateliers d’artisanat. Depuis cette époque, ces activités ont disparu, et la population s’est transformée à travers à la fois une paupérisation et une gentrification.Des artistes-pl...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile Nagusiak: Bidou-Zachariasen, Catherine, Poltorak, Jean-François
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2008
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:RésuméJusqu’à la fin des années 1990 le quartier de Sainte-Marthe (Paris, 10e) abritait une population ouvrière et des ateliers d’artisanat. Depuis cette époque, ces activités ont disparu, et la population s’est transformée à travers à la fois une paupérisation et une gentrification.Des artistes-plasticiens se sont installés dans les anciens locaux d’artisans, et des professions artistiques au sens large ont repris et transformé un habitat vétuste et très dégradé.Cet article propose de montrer que le processus de gentrification ne correspond pas simplement au remplacement de catégories sociales populaires par des catégories de niveau socio-économique plus élevé. La gentrification se constitue aussi à travers le « travail social » effectué par les « gentrifieurs ». Ceux-ci en emménageant dans un habitat où l’environnement est difficile (trafic de drogues, ateliers clandestins, violence...) s’investissent matériellement et symboliquement. Mais ce faisant, ils construisent aussi l’espace du quartier en « ressources sociales » professionnellement mobilisables. Leur valorisation de la mixité sociale et de la sociabilité de quartier est cependant souvent mise à mal par une certaine pratique de l’« entre-soi ».