Avant-propos

RésuméL’article vise à présenter, après avoir rappelé le contexte historique de création du lieu, les résultats d’une enquête ethnographique dans un abattoir. À partir de la question du fonctionnement de l’abattage, se dessine une activité mettant en espace la mise à mort de l’animal. Les acteurs de...

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Main Authors: Bidou-Zachariasen, Catherine, Billiard, Isabelle
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: 2005
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:RésuméL’article vise à présenter, après avoir rappelé le contexte historique de création du lieu, les résultats d’une enquête ethnographique dans un abattoir. À partir de la question du fonctionnement de l’abattage, se dessine une activité mettant en espace la mise à mort de l’animal. Les acteurs de cette situation produisent leur action en s’appuyant sur un code implicite qui distingue des catégories d’individus en fonction de leur proximité avec la mise à mort. Cette distinction hiérarchique et morale est notamment visible à travers un jeu de mise en espace. Le secteur de la mise à mort est réservé aux « tueurs », tandis que les « non-tueurs » restent souvent cantonnés à l’espace de réception ou au grand hall de l’abattoir. L’article attire également l’attention sur la réalisation de l’activité de mise à mort en tant que telle. L’observation met en évidence un traitement de l’animal en tant qu’ennemi qui vient nuancer l’affirmation d’une objectivation dominante, liée au processus d’industrialisation, des animaux de boucherie.