Éditorial. La méprise du procès de l'antitotalitarisme
L’Allégorie du patrimoine se présentait déjà en 1992 comme une généalogie de cette notion. En proposant dans un nouveau livre des extraits de divers textes « classiques » consacrés au patrimoine, Françoise Choay attire l’attention sur ces deux phénomènes décisifs : d’une part, le glissement sémanti...
Tallennettuna:
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
2009
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | L’Allégorie du patrimoine se présentait déjà en 1992 comme une généalogie de cette notion. En proposant dans un nouveau livre des extraits de divers textes « classiques » consacrés au patrimoine, Françoise Choay attire l’attention sur ces deux phénomènes décisifs : d’une part, le glissement sémantique qui a conduit du concept de «monument » (de monere : rappeler, avertir... ce qui renvoie à un vécu commun) à celui de «monument historique » au xixe siècle, et qui est à l’origine d’une véritable fétichisation (muséification) du patrimoine ; d’autre part, l’application au patrimoine mondial du concept de « monument historique » dont l’histoire est spécifiquement européenne. À ce double titre, ce texte (qui constitue l’introduction de son anthologie) éclaire bien des débats sous-jacents à l’appréhension de la culture contemporaine alors même que le budget que le ministère de la Culture accorde au patrimoine l’emporte largement sur tous les autres. |
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