Témoins de Gaza

Depuis plus de trente ans, Nicolas Wadimoff filme les marges, celles des territoires et des corps qui les habitent. Il observe et raconte depuis les angles morts de nos sociétés contemporaines. Il découvre la Palestine en 1988, au moment de la première Intifada. Après des premiers documentaires s...

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Dades bibliogràfiques
Autors principals: Wadimoff, Nicolas, Al Taweel, Adel, Harara, Haneen, Coquio, Catherine, Castritius, Leonard
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2026
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:Depuis plus de trente ans, Nicolas Wadimoff filme les marges, celles des territoires et des corps qui les habitent. Il observe et raconte depuis les angles morts de nos sociétés contemporaines. Il découvre la Palestine en 1988, au moment de la première Intifada. Après des premiers documentaires sur le Yémen, le Moyen-Orient et la Palestine, il accompagne durant la seconde Intifada des cinéastes palestiniens et fonde la société Akka Films. Son travail explore ensuite les espoirs de paix dans L’Accord (2005), la survie quotidienne à Gaza dans Aisheen. Still Alive in Gaza (2009), puis le patrimoine menacé dans L’Apollon de Gaza (2018). Avec Qui vit encore (Suisse-France-Palestine, 2025), consacré aux témoignages de survivants de Gaza réfugiés au Caire, il poursuit cette réflexion sur l’exil et la mémoire palestinienne, déjà au cœur de UNRWA, 75 ans d’une histoire provisoire (2025). Tourné en Afrique du Sud, Qui vit encore nous fait entrer dans l’univers de neuf Gazaouis qui témoignent de la destruction de leur maison, de leurs vies, de la perte de leurs proches et de leur errance vers l’Égypte. Ils ont entre 14 et 62 ans et sont écrivain, journaliste, artiste, étudiant, influenceuse, manager. Ils s’appellent Ghada Alabadla, Hana Eleiwa, Firaz Elshrafi, Haneen Harara, Mahmoud Jouda, Malak Khadra, Jawdat Khoudari, Eman Shannan et Adel Al Taweel. Ils racontent leurs pertes suivant un protocole qui ressemble au départ à une règle de jeu : chacun dessine le plan de sa maison, explique ce qui s’est passé pour lui et sa famille, et tous se déplacent sur la carte schématique de Gaza tracée au sol, blanc sur noir, restituant à la fois la destruction de Gaza mais aussi sa persistance dans leur imaginaire et leurs souvenirs partagés. Le film a été présenté à la Mostra de Venise et a été sélectionné dans de nombreux festivals internationaux. En France, il a été projeté en janvier 2026 au Forum des images dans le cadre du cycle Un état du monde, suivi d’un débat avec le réalisateur et l’un des protagonistes du film, Adel Al Taweel, et animé par Catherine Coquio. L’entretien qui suit reprend la conversation qui s’y est déroulée, en y intégrant après-coup les échanges avec Haneen Harara, qui n’avait pu être présente du fait d’un problème de visa.