Une précipitation à retardement. Quelques perplexités sur le consensus historien

Les pétitions de la fin de l’année 2005 s’opposant au sujet de l’abrogation des quatre lois mémorielles (loi Gayssot de 1990 réprimant le négationnisme ; loi sur le génocide arménien de 2001 ; loi Taubira de 2001 qui qualifie l’esclavage et la traite négrière de crimes contre l’humanité ; loi de fév...

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Bibliografski detalji
Glavni autor: Mongin, Olivier
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2006
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:Les pétitions de la fin de l’année 2005 s’opposant au sujet de l’abrogation des quatre lois mémorielles (loi Gayssot de 1990 réprimant le négationnisme ; loi sur le génocide arménien de 2001 ; loi Taubira de 2001 qui qualifie l’esclavage et la traite négrière de crimes contre l’humanité ; loi de février 2005 en faveur des harkis) ont soulevé des polémiques utiles. Mais la demande d’abrogation recouvre un certain nombre de difficultés à prendre en compte. On en évoque ici cinq : la marginalisation du Parlement dans un régime où seul le président a le droit de faire des déclarations symboliques ; la différence de nature juridique de ces quatre lois ; la singularité de la Shoah indissociable de la loi Gayssot ; la confusion entre l’espace public de discussion et l’espace académique des historiens ; le divorce institué entre la mémoire et l’histoire qui ne favorise guère l’appréhension sereine d’un roman national confronté à ses « lieux de mémoire ».