Les fosses communes du franquisme et les sciences forensiques
L’Espagne a basculé, dès le premier quart du XXe siècle, dans une violence politique inouïe qui a débouché sur une guerre d’Espagne que l’on a souvent qualifiée à tort de fratricide, puis sur le régime totalitaire européen le plus prospère au siècle dernier. Dans ce contexte, le franquisme a dévelop...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2022
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | L’Espagne a basculé, dès le premier quart du XXe siècle, dans une violence politique inouïe qui a débouché sur une guerre d’Espagne que l’on a souvent qualifiée à tort de fratricide, puis sur le régime totalitaire européen le plus prospère au siècle dernier. Dans ce contexte, le franquisme a développé une violence d’État qui a engendré une violence de masse, jugeant sommairement et exécutant les opposants au régime franquiste. La mort de Franco, loin de créer une opportunité pour opérer un travail de mémoire ainsi qu’une politique de tabula rasa, a vu germer une démocratie chancelante, prisonnière d’un « pacte d’oubli » entre les vainqueurs d’hier et ceux du nouveau monde on peut confondre avec le Nouveau Monde, il faudrait donc écrire du nouveau monde espagnol.Nous allons voir dans ce travail comment, à travers l’histoire de la genèse accidentée de la loi dite de Memoria Histórica, la société civile a dû, par ses propres moyens, apprendre à s’occuper des victimes, dont les familles des disparus du franquisme. Ceci a donné naissance, petit à petit, à une vraie science forensique en Espagne, qui a su s’imposer sur le long terme à la politique prisonnière de ses décisions passées. |
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