Évolution du rapport à la mort : déni et risques psychopathologiques
L’étude de l’évolution anthropologique en France du rapport à la mort nous permet de mettre en lumière des formes de déni face à la finitude. En effet, au cours des siècles, nous observons un processus d’abstraction des pratiques religieuses et des rites sociaux en règle générale, dont les rituels...
Uloženo v:
| Hlavní autoři: | , |
|---|---|
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2022
|
| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | L’étude de l’évolution anthropologique en France du rapport à la mort nous permet de mettre en lumière des formes de déni face à la finitude. En effet, au cours des siècles, nous observons un processus d’abstraction des pratiques religieuses et des rites sociaux en règle générale, dont les rituels funéraires. Les pratiques funéraires tendent vers davantage d’épuration symbolique, ce qui s’origine dans une modification de notre rapport à la mort. Notre regard sur la mort semble avoir évolué vers davantage de déni, entraînant un rejet également des pratiques funéraires associées, en tant que celles-ci accordent une telle valeur à la mort, qu’elles la rendent impossible à ignorer.C’est sur les conséquences psychiques, éventuelles ou avérées, de cette évolution de notre société vis-à-vis de la mort, que nous allons nous pencher en tant que psychologues, afin de déterminer l’impact de la disparition des pratiques funéraires sur l’élaboration du processus de deuil.Dans un premier temps, nous décrirons ce processus d’abstraction des rituels en le contextualisant dans l’évolution anthropologique du rapport à la mort depuis le Moyen Âge jusqu’à nos jour. Nous évoquerons ensuite les risques psychiques associés à la « société post-mortelle » et leurs conséquences tangibles sur rituels funéraires par le prisme de quatre rituels classiques : le deuil en noir, la toilette mortuaire, les sépultures multiples et le dépôt d’objets. Enfin, nous aborderons les nouveaux rituels, créatifs et personnels, qui émergent de l’absence sociétale de rites contenants. |
|---|