Se préparer à sa mort
RésuméPour la majorité des êtres humains, se préparer à la mort, c’est d’abord tenter de l’apprivoiser pour en faire une pensée familière, moins effrayante, et pour essayer d’exorciser les peurs de toutes natures qu’elle emporte avec elle. Les vivants vont s’efforcer de devenir de futurs mourants le...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2011
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | RésuméPour la majorité des êtres humains, se préparer à la mort, c’est d’abord tenter de l’apprivoiser pour en faire une pensée familière, moins effrayante, et pour essayer d’exorciser les peurs de toutes natures qu’elle emporte avec elle. Les vivants vont s’efforcer de devenir de futurs mourants le moins angoissés possible et, pour cela, se préparer à leur mort et la préparer, plus au moins longtemps, «ante mortem». Préparer sa mort peut se concevoir de deux façons principalement, matériellement ou spirituellement, et entraîner des conséquences pour soi et pour les autres. Ces préparatifs, qui ne doivent pas être confondus avec les rites funéraires, ni avec le culte des morts, tous intervenant «post mortem», intéressent d’abord la sépulture et le devenir de la dépouille puis, le testament et tous les actes de disposition «à cause de mort». Mais apprivoiser la mort, c’est également, et pour certains surtout, l’affaire de toute une vie de réflexion, de foi, de prière. Religions et philosophies ont forgé des arsenaux de croyances et de convictions, depuis des millénaires, pour aider l’être humain à désamorcer le caractère irréversible de la mort, pour anéantir l’anéantissement lui-même. Ainsi, aujourd’hui comme hier, les préoccupations des êtres humains ont concouru à préparer une «bonne mort», pour soi-même, son corps, son âme et à préserver son patrimoine pour sa famille. |
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