Les morts de la rue. Aspects historiques

RésuméDepuis la naissance des civilisations urbaines, il y a quelques 10 000 ans, les rues sont un des lieux où risques et dangers surviennent et où la mort s’étale. Des catastrophes naturelles aux catastrophes provoquées par l’être humain, l’afflux des populations vers les villes va multiplier les...

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Bibliografiske detaljer
Hovedforfatter: Biotti-Mache, Françoise
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: 2011
Fag:
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:RésuméDepuis la naissance des civilisations urbaines, il y a quelques 10 000 ans, les rues sont un des lieux où risques et dangers surviennent et où la mort s’étale. Des catastrophes naturelles aux catastrophes provoquées par l’être humain, l’afflux des populations vers les villes va multiplier les conditions de leur propre mort. Le développement puis la richesse des villes vont attirer vers elles tous ceux que la terre ne pourra plus nourrir, créant une surpopulation qui engendrera très vite misère et faim qui vont devenir une des dramatiques constantes de la vie urbaine. L’émergence de la criminalité dans les rues des cités de l’Antiquité ne pouvait laisser présager ce que la délinquance urbaine allait devenir et comment elle n’allait jamais cesser et, jamais cesser de s’endurcir, jusqu’à nos jours. Pendant plus de mille ans en Occident et, particulièrement, en France, une course à la salubrité va s’engager entre citadins, pouvoirs royal, municipal et religieux, et elle ne sera gagner qu’au prix de la transformation radicale des villes et des modes de vie et après la survenue de maladies, d’épidémies qui feront des millions de morts et feront vaciller le devenir de la démographie occidentale sur ses bases. Mourir dans les rues est une forme de mort imposée par la misère, la faim, la maladie, les catastrophes naturelles, la criminalité, les accidents, la surpopulation, l’insalubrité, les révolutions et émeutes, les massacres, mais aussi dépendante des villes et de leur configuration, de leurs crises, de leurs habitants. En passant dans les rues de leur ville, les citadins sont rarement conscients de la multiplicité des risques et des dangers qui les menacent. On croit que les rues modernes sont différentes des rues d’autrefois et que les progrès de l’urbanisme, de la médecine mettent les citadins à l’abri de la grande majorité de ces causes de morts. Ce n’est que très partiellement vrai, et l’expérience historique enseigne que bien peu de causes ont disparu et que, a contrario, de nouvelles raisons de mourir dans les rues sont apparues. À travers quelques tableaux historiques, nous avons essayé d’évoquer l’évolution des villes et le souvenir de tous ces morts des rues.